Planification de la sécurité :

Si, d’une façon ou d’une autre, vous pensez que vous ou vos enfants souffrez d’une relation de violence, demander de l’aide est un pas dans la bonne direction. En faisant un plan de sécurité, nous espérons réduire ou éliminer les risques pour votre sécurité, non seulement si vous prévoyez mettre fin à la relation, mais aussi après que vous aurez quitté votre conjoint violent. Vous pouvez communiquer avec SupportLink, une agence de planification de la sécurité de North Bay au 705-472-8391 pour faire une évaluation de vos préoccupations en matière de sécurité et élaborer un plan qui vous aidera à passer à travers cette période difficile.

Voici quelques stratégies de sécurité que vous pourriez étudier. Tous ces renseignements ne s’appliquent pas nécessairement à tout le monde, utilisez ce qui peut vous sembler utile.

Pendant la relation :

Numéro de téléphone de la maison d’hébergement : ________________________________________

Je peux parler à mes voisines et voisins de la violence et leur demander d’appeler la police si elles ou ils entendent des bruits suspects provenant de chez-moi.

Si je quitte la maison, c’est un endroit sécuritaire où je pourrais aller : _________________________________.

Je peux laisser de l’argent, mes clés de voiture, des vêtements et des copies de documents importants à : ______________________.

Si je pars, j’essaierai d’emporter certaines choses avec moi ou d’en avoir des copies :

  • mes papiers d’identité
  • mon certificat de naissance et ceux des enfants
  • ma carte d’assurance sociale
  • de l’argent, mon livret de banque et mes cartes de crédit
  • les clés de la maison, de la voiture et du bureau
  • mon permis de conduire et les enregistrements de la voiture
  • mes médicaments
  • des vêtements de rechange
  • les documents d’Ontario au travail ou du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées
  • les passeports, les cartes vertes et les permis de travail
  • les papiers de divorce et de garde légale
  • le bail, l’entente de location, les papiers d’hypothèque ou l’acte de cession de la maison
  • les factures courantes non payées
  • les papiers d’assurance
  • mon carnet d’adresses
  • les photos, les bijoux, les choses qui ont une valeur sentimentale que je ne peux pas remplacer
  • la couverture ou les jouets favoris des enfants

Planifier la sécurité une fois que vous avez mis fin à la relation de violence

 

La sécurité au travail et en public

C’est à vous, et à vous seule, de décider si vous voulez parler à d’autres personnes de l’abus et de la violence que vous vivez et quand vous le ferez. Les amies et amis, les membres de la famille et les collègues de travail peuvent vous aider et vous soutenir. Décidez avec soin à qui vous demanderez de l’aide pour assurer votre sécurité.

  • Informez votre patronne ou votre patron et tout autre personne qui d’après vous devrait savoir ce qui se passe. Demandez à vos collègues de travail de filtrer vos appels téléphoniques. Si vous recevez des appels de votre ex-conjoint au travail ou ailleurs, prenez des notes. Notez la date, l’heure et ce qu’il vous dit. Si une autre personne est avec vous, inscrivez son nom, cela pourrait vous servir plus tard.
  • Pensez à prendre régulièrement un chemin différent pour vous rendre au travail ou à stationner à un nouvel endroit.
  • Magasinez dans un nouveau supermarché et un nouveau centre commercial et à des heures différentes de celles où vous aviez l’habitude de magasinez quand vous viviez avec lui. Choisissez une nouvelle banque et des heures différentes de celles d’avant. Variez votre routine et vos habitudes. Gardez les portes de votre voiture verrouillées en tout temps, même quand vous êtes dans le véhicule.

 

La sécurité et votre santé psychologique

Vivre avec une forme ou une autre de violence est épuisant et vidant sur le plan émotif. Le processus pour refaire une nouvelle vie prend du temps et de l’énergie. Pour prendre soin de vous, essayez quelques-unes des choses suivantes :

  • Prévoyez à l’avance ce que vous pourriez faire si vous vous sentez déprimée et que vous pensez retourner vivre avec votre ex-conjoint violent. Il arrive souvent que survienne l’envie de retourner vivre avec lui. Parlez à quelqu’un des pensées et des émotions que vous avez pour vous aider à faire le point. La maison d’hébergement est ouverte 24 heures par jour et il y a toujours quelqu’un pour vous écouter.
  • Faites un plan qui assurera le mieux possible votre sécurité si vous avez à communiquer avec votre ex-conjoint en personne ou par téléphone. Pensez à l’avance à ce que vous allez lui dire ou à ce que vous pourriez faire s’il devient violent ou s’il essaie de vous faire faire quelque chose qui n’est pas dans votre meilleur intérêt. Arrangez-vous pour qu’une personne qui vous soutient fasse partie de votre plan.
  • Trouver des amies ou amies et des membres de la famille que vous pourrez appeler si vous avez besoin d’aide.
  • Participez à des ateliers ou à des groupes pour avoir du soutien et pour renforcer votre relation avec vous-même et avec d’autres personnes. Trouvez une intervenante qui pourrait vous aider à passer à autre chose. Communiquez avec le Réseau de transition pour femmes au 494-9589 pour obtenir de l’aide dans ce domaine.

 

La sécurité à la maison quand vous ne vivez plus ensemble

 

  • Changez les serrures sur les portes et sur les fenêtres et remplacez les portes de bois par des portes de métal. Installez des serrures supplémentaires sur les portes et des barres aux fenêtres, de l’éclairage et des détecteurs de fumée… Ce ne sera pas toujours possible pour des raisons financières, mais il existe parfois des programmes pour vous aider – communiquez avec la maison d’hébergement de votre secteur pour voir si de tels programmes existent dans votre collectivité.
  • Montrez à vos enfants comment utiliser le téléphone pour faire un appel à frais virés au cas où votre ex-conjoint les enlèverait. Montrez-leur à signaler le 911 et quand le faire. Dites à votre entourage qui s’occupe de vos enfants et qui a la permission d’aller les chercher et que votre ex-conjoint n’a pas le droit de le faire. Donnez des copies des ordonnances de garde aux personnes concernées.
  • Informez vos voisines et voisins et vos amies et amis que votre conjoint ne vit plus avec vous. Si votre ex-conjoint n’a pas le droit de se trouver près de votre maison, demandez-leur de téléphoner à la police si elles ou ils le voient.

 

Rappelez-vous !

  • Une grande partie de la planification de la sécurité réside dans un mode de vie plus conscient – vivre en étant plus consciente de ce qui vous entoure et de ce qui se passe autour de vous.
  • Les maisons d’hébergement et les autres agences communautaires offrent des plans de sécurité détaillés et adaptés aux besoins personnels. Communiquez avec la maison d’hébergement de votre collectivité pour obtenir de l’aide et de plus amples détails.
  • Une fois que vous avez mis fin à la relation de violence, documentez toutes les interactions que vous avez avec votre ex-conjoint. Si vous recevez des appels téléphoniques et qu’on vous raccroche au nez, notez-le s’il passe devant chez-vous en voiture, notez-le. Prenez en note les dates, les heures et ce qui s’est produit. Cela pourrait être essentiel à l’avenir si la violence continue une fois que la relation est terminée.